LE PARCOURS
L’expérience se mène dans un groupe stable, petite communauté éphémère qui partage l'aventure dans son unité, son mouvement et sa durée.
Elle veut proposer un espace de présence et d’écoute réciproque où s’éveille pour chacun.e la parole qui fait corps avec son désir d’être.
Elle repose sur la conviction que la transformation de l’être-au-monde, donc du monde, trouve ses racines et sa puissance dans nos chemins absolument singuliers.
Pour retrouver en nous ce qui nous est essentiel
Le cadre du Parcours vise à permettre à chacun de retrouver ce qui lui est essentiel,
sa part vivante, en regardant sa vie selon les lignes de force qui lui donnent consistance dans le temps.
Le Parcours part de nos questions, nos quêtes, nos désirs, notre expérience, et nous invite à aller vers notre façon propre de déployer cet essentiel dans nos relations avec les autres et avec le monde : ce qui nous fait vivre, notre source, ce qui nous fait tenir debout.
Expérience de parole, d'écoute réciproque et de respect mutuel
Le Parcours repose sur le rapport souple entre une proposition précise et organisée et la liberté pour chacun d’aller selon lui-même.
Cette pleine liberté est garantie par des règles de parole.
Expérience dans la liberté et dans la durée
Ni enseignement, ni thérapie, ni expérience religieuse, l'exercice ne présuppose rien : ni savoir, ni conviction, rien que le désir d'être là, tel que l'on est, dans une fondamentale égalité.
Pour ne pas être immédiatement ce qui sépare, statut social, appartenances, compétences sont mis en suspens.
Les deux places singulières que sont celles d'un proposant et d'un modérateur (formés dans l’association Initial) sont là pour assurer le cadre d'un échange en sécurité, et éveiller la parole.
Ils occupent des places singulières, mais participent au Parcours comme chacun.
On s’y engage après une rencontre « pour voir » où l’expérience est présentée et le mode d’échange expérimenté.
Neuf séquences se succèdent, dans un cadre spatio-temporel à définir ensemble.
Approcher librement ce qui nous est le plus intime, et le penser, est alors permis, ouvert, par la pratique de l'écoute réciproque.
On fait l'expérience de voir apparaître, au fil des paroles singulières issues d'histoires absolument uniques, la réalité commune de nos vies humaines : ce qui fabrique, empêche, blesse, fait renaître et croître cette humanité.
Après ce premier « Parcours de base », d’autres expériences sont possibles :
- un « Parcours Société », à partir des enjeux collectifs qui surgissent dans le champ de ce que nous faisons, de là où nous vivons,
- des « Post-Parcours » axés sur un thème, et qui engagent une préparation personnelle des participants selon des modalités diverses.
Des Parcours dits « in situ » peuvent s’organiser pour des groupes déjà existants (exemples : une association de parents d’enfants en situation de handicap, des étudiants, des accompagnants en soins palliatifs, les professionnels d’un établissement médico-social ... ).
Tâchez d’imaginer l’outil dont vous avez besoin.
Pour quoi faire ?
Pas pour faire quelque chose. Pas pour faire du tout.
Ah bon. Un outil qui ne sert à rien.
Loin de là. Un outil très utile, au contraire.
Mais comment un outil sera-t-il utile s’il ne sert pas à faire quelque chose ?
Voilà toute la question.
Et comment la résoudre ?
En vous servant de cet outil, parbleu.
Mais comment, puisque j’en suis à ne pas savoir imaginer ce qu’il pourrait être ?
Faites comme si vous le saviez.
Mais c’est marcher sur les eaux !
Bon début.